Eremolemon
Citrus glauca × citron Meyer — la lime du désert croisée au citron
Un agrume de désert, né du croisement de la lime du désert australienne et du citron Meyer. Une plante de collection et d’hybridation, à décrire comme une accession — pas comme une variété du commerce.

L‘eremolemon est un hybride de désert : un croisement, observé aux États-Unis, entre la lime du désert australienne (Eremocitrus glauca, ici notée Citrus glauca) et le citron Meyer. De ce mariage, il hérite surtout d’une tolérance à la sécheresse — le grand atout de la lime du désert. Son fruit est petit, subglobuleux à aplati, jaune, citronné et peu utile en frais. Son intérêt est donc de collection et d’hybridation plutôt que de verger. Point important : ce n’est pas une variété commerciale homogène, mais une plante à documenter comme une accession précise.
À rapprocher de son « frère » l’eremorange (autre hybride de la lime du désert) et de son parent le citron Meyer. Ses feuilles unifoliées, intermédiaires, trahissent son ascendance mixte.
Les repères fiables (par accession)
Une accession de désert — pas une variété du commerce
L’eremolemon se comprend comme une accession : une plante précise, documentée par un jardin de collection, et non une variété commerciale que l’on retrouverait uniforme partout. Son intérêt est double : la tolérance à la sécheresse héritée de la lime du désert, précieuse pour la recherche et l’hybridation ; et sa valeur de collection, pour qui aime les agrumes rares. Son fruit, petit et citronné, n’a pas de vocation de table.
Nous décrivons donc ses caractères comme des observations d’accession (UCR CRC 2439), pas comme des spécifications universelles. Sa rusticité (classe F4) reste indicative, à vérifier. Le porte-greffeRacine et base sur lesquelles une variété est greffée pour lui donner vigueur ou résistance. se choisit selon le sol, la combinaison exacte étant à confirmer auprès de la pépinière.
| Selon votre objectif | Choix | Pourquoi — et le compromis |
|---|---|---|
| Collection / sécheresse | Franc de pied, en sol drainant | Met en valeur la tolérance à la sécheresse. ⚠️ fruit peu utile en frais. |
| Sol calcaireTerre riche en calcaire, souvent défavorable aux plantes qui préfèrent un sol acide. | Forner-Alcaide 5 (FA5), si greffé | Tolérance à la chloroseJaunissement du feuillage dû à un manque d'assimilation du fer, souvent lié à un sol calcaire.. ⚠️ à réserver aux sols qui l’exigent. |
| Hybridation / recherche | Accession identifiée | Documenter par numéro d’accession, pas comme variété. ⚠️ variabilité possible. |
| À retenir | Accession, pas variété | Vérifier rusticité et identité ; ne pas généraliser ses données. |
Le rythme de l’eremolemon : sécheresse tolérée
Adapté à la sécheresse, il se plaît en sol drainant et plein soleil. Sa rusticité étant à confirmer, protégez par prudence ; la récolte de l’accession CRC 2439 s’étale d’avril à novembre.
| Jan | Fév | Mar | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sep | Oct | Nov | Déc | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Planter (sol drainant, plein soleil) | ||||||||||||
| Protéger par prudence (rusticité à vérifier) | ||||||||||||
| Floraison | ||||||||||||
| Récolte étalée (CRC 2439 : avril → novembre) | ||||||||||||
| Fertiliser (sobre, en végétation) |
Un eremolemon documenté avec rigueur
L’accession, pas « la variété »
Notez l’accession exacte : ses caractères sont ceux d’un individu documenté, pas d’une variété uniforme.
Fruit « décevant »
Un petit fruit peu comestible n’est pas un défaut : c’est la nature de cet hybride de désert. Sa valeur est ailleurs.
Exploiter la sécheresse
Utilisez sa tolérance à la sécheresse : sol drainant, arrosage modéré, plein soleil — il n’en demande pas plus.
Vérifier la rusticité
Sa rusticité est indicative : protégez par prudence tant que vous n’avez pas d’observation locale.
Lire le signe, remonter à la cause, corriger, prévenir
Rustique et sobre, l’eremolemon a peu d’exigences ; ses caractères de fruit sont des données d’accession, pas des défauts.
| Signe observé | Cause probable | Corriger | Prévenir |
|---|---|---|---|
| Petit fruit peu comestible | Caractère de l’hybride de désert (pas un défaut) | Réserver à la collection / au zeste marginal | Comprendre l’accession avant d’attendre un fruit |
| Feuilles jaunes à nervures restées vertes | Chlorose ferrique (pH élevé, calcaire, excès d’eau) | Chélate de fer ; revoir l’arrosage ; porte-greffe adapté | Sol drainant, éviter l’excès d’eau |
| Amas cotonneux ou carapaces sur tiges et revers | Cochenilles (farineuses ou à bouclier) | Nettoyer, huile blanche ou savon noir, isoler | Inspecter régulièrement |
| Feuillage souffrant après le froid | Rusticité dépassée (indicative, à vérifier) | Protéger ; tailler le bois mort au printemps | Valider la rusticité localement |
| Galeries argentées sinueuses sur jeunes feuilles | Mineuse des agrumes | Supprimer les pousses très atteintes ; laisser agir les auxiliaires | Éviter les excès d’azote |
Rester sobre en traitements : feuillage propre, nutrition modérée. En cas de doute sanitaire réglementé, se référer aux consignes officielles en vigueur.
Un agrume de collection, pas de coupe
L’eremolemon n’est pas un fruit de table : son petit fruit citronné est peu adapté au frais. Tout au plus son jus et son zeste peuvent-ils servir marginalement à acidifier ou parfumer, et sa peau à quelques marmelades, salaisons ou séchages de curieux. Sa vraie valeur est botanique : une tolérance à la sécheresse précieuse, un matériel d’hybridation et une pièce de collection. On le cultive pour ce qu’il représente, pas pour ce qu’il produit.
Ce que disent (et ne disent pas) les normes
L’eremolemon n’entre dans aucune échelle de calibre : son fruit n’est pas un produit de bouche, et ses données sont celles d’une accession.
- Groupe réglementaire : hors échelle ; sa valeur est botanique, de collection et d’hybridation.
- Données d’accession (UCR CRC 2439) : fruits historiques décrits à 18–25 mm, cinq à six segments, une à trois graines. Ce sont des observations d’accession, pas des spécifications universelles.
Aucun rendement générique ne se publie : cette plante ne se juge pas à sa production de fruits.
Ce que l’on demande le plus souvent
Qu’est-ce qu’un eremolemon ?
Un hybride entre la lime du désert australienne (Eremocitrus glauca) et le citron Meyer, tolérant à la sécheresse, d’intérêt de collection et d’hybridation. Ce n’est pas une variété commerciale homogène.
Peut-on manger son fruit ?
Peu : son petit fruit citronné n’est pas adapté à la table. On le cultive pour sa tolérance à la sécheresse et son intérêt botanique.
Quelles sont ses mesures ?
Les données publiées (UCR, accession CRC 2439) décrivent des fruits de 18 à 25 mm, cinq à six segments et une à trois graines. Ce sont des observations d’accession, à ne pas généraliser.
Est-il rustique ?
Sa rusticité (classe F4) est indicative et reste à vérifier. Il hérite surtout d’une bonne tolérance à la sécheresse.
Sources et contrôle
Dernière vérification scientifique : 2026-07-18. Mesures et rusticité à compléter ; données d’accession à reprendre comme telles.
- UC Riverside — Citrus Variety Collection : eremolemon, accession CRC 2439 (données de fruit).
- Eremocitrus glauca — Wikipédia (FR) : la lime du désert australienne et sa tolérance à la sécheresse.