Citron de Menton IGP
Produit d’indication géographique protégée — Citrus × limon, cultivars autorisés par le cahier des charges en vigueur
Le Citron de Menton n’est pas une variété que l’on plante n’importe où : c’est un produit de territoire, né d’un climat maritime, de jardins en restanques et d’un cahier des charges. On l’achète et on le comprend comme un terroir, pas comme un plant de catalogue.

Contrairement à l’Eureka ou au Fino, le « Citron de Menton » ne désigne pas d’abord une variété, mais un produit de territoire protégé par une Indication géographique protégée (IGP), attaché aux communes de l’aire mentonnaise. Sa réputation — un citron parfumé, juteux, à l’écorce généreuse et à la saveur acidulée sans amertume marquée, présenté non traité après récolte et non ciré — tient autant au lieu, au microclimat maritime doux et à la culture en restanques qu’au cultivarVariété obtenue par sélection ou culture, différente de la plante d'origine sauvage.. C’est pourquoi cette page est une fiche de terroir, distincte des fiches botaniques : ce qui la définit relève d’un cahier des charges, pas seulement d’une génétique.
Pour le versant botanique et cultural du citronnier, voir l’Eureka, le Fino et le Meyer. Ici, le sujet est le produit et son territoire.
Les repères du terroir
Le lieu fait le fruit
Ce qui distingue le Citron de Menton n’est pas une prouesse variétale mais une rencontre entre un cultivar, un porte-greffeRacine et base sur lesquelles une variété est greffée pour lui donner vigueur ou résistance., une parcelle en restanque et un microclimat maritime. La douceur des hivers de la Riviera, l’expositionQuantité de soleil que reçoit un emplacement du jardin (plein soleil, mi-ombre, ombre). des terrasses et une conduite traditionnelle donnent un fruit à l’écorce épaisse et très parfumée, présenté selon les usages actuels non traité après récolte et non ciré — ce qui en fait un citron dont on utilise volontiers la peau. C’est cette cohérence lieu-savoir-faire que protège l’IGP, et qu’aucun plant vendu ailleurs ne peut à lui seul garantir.
La conséquence est honnête et importante : acheter « un citronnier de Menton » en pépinière hors de l’aire ne donne pas un « Citron de Menton IGP ». On peut cultiver le même type de citronnier ; le produit protégé, lui, reste attaché à son territoire et à son cahier des charges.
Le cahier des charges — à vérifier à la source
Une IGP vit par son cahier des charges : il fixe l’aire, les cultivars autorisés, les pratiques et les périodes. Point essentiel de méthode : ce cahier est en procédure de modification depuis le 29 avril 2026. Nous ne reprenons donc ici aucune règle chiffrée figée (liste exacte de cultivars, dates, rendements) : pour toute donnée réglementaire, référez-vous au cahier des charges en vigueur au jour de la consultation, publié par l’INAO. C’est la seule source qui fasse foi, et elle prime sur toute reprise ancienne.
Comprendre — et respecter — un terroir
Le lieu avant la variété
Face à un « citron de Menton », regardez d’abord l’origine et la mention IGP : c’est le territoire, non le seul cultivar, qui définit le produit.
Terroir reproductible ou non ?
Chez vous, la question n’est pas « quelle variété » mais « mon microclimat ressemble-t-il ? ». Hors zone douce, l’écorce et le parfum du terroir ne se reproduisent pas à l’identique.
Choisir un vrai citronnier de culture
Pour cultiver, orientez-vous vers un citronnier adapté à votre climat (Meyer en pot, Fino/Eureka en zone douce), sans prétendre reproduire l’IGP.
Citer la source officielle
Pour toute affirmation réglementaire, renvoyez au cahier des charges en vigueur : c’est la garantie de ne pas diffuser une règle périmée.
Le citron dont on aime l’écorce
La force du Citron de Menton est sa peau : épaisse, parfumée et non cirée, elle se prête admirablement au zeste, à la marmelade et au confit — trois usages où l’écorce est reine. Son jus acidifie avec finesse, sans l’amertume marquée que l’on redoute parfois. C’est le citron où l’on utilise tout le fruit, du zeste à la pulpe.
Ce que l’on demande le plus souvent
Le « Citron de Menton » est-il une variété ?
Non. C’est un produit de terroir protégé par une IGP, attaché à l’aire mentonnaise. Plusieurs cultivars de citronnier, précisés par le cahier des charges, peuvent y participer.
Puis-je cultiver un Citron de Menton IGP chez moi ?
Vous pouvez cultiver un citronnier ; mais le produit IGP reste attaché à son territoire et à son cahier des charges. Hors de l’aire, ce ne sera pas un « Citron de Menton IGP ».
Pourquoi ne donnez-vous pas la liste exacte des cultivars et des dates ?
Parce que le cahier des charges est en cours de modification depuis avril 2026. Nous renvoyons à la version officielle en vigueur plutôt que de figer une règle qui pourrait changer.
Pourquoi son écorce est-elle si utilisée ?
Le fruit est présenté non traité après récolte et non ciré, avec une peau épaisse et parfumée : elle est donc particulièrement adaptée au zeste, à la marmelade et au confit.
Sources et contrôle
Dernière vérification : 2026-07-18. Donnée réglementaire à confirmer sur le cahier des charges en vigueur (modification en cours depuis le 29 avril 2026).
- INAO — Institut national de l’origine et de la qualité : statut IGP et cahier des charges en vigueur du Citron de Menton.
- Citron de Menton — Wikipédia (FR) : contexte du produit et de son territoire.